Montréal 2017 – De l’intérêt d’avoir (parfois) des communicants en politique (locale)

Je débute cette série consacrée aux élections municipales à Montréal, par une question à l’attention des candidats : pour quelle(s) raison(s) pensez-vous que les électeurs se désintéresser des enjeux locaux ?

Probablement, mais ce n’est là qu’un angle qui en exclut nullement d’autres, car votre communication est mauvaise. À quoi tient une «bonne» communication politique, me rétorquerez-vous ?

Répondons à cette question complexe par la négative, et ce avec un exemple de «mauvaise» communication politique : la page Facebook de Jean-François Parenteau, candidat de l’Équipe Coderre à Verdun.

verdun

À première vue, cette page respecte toutes les normes d’une communication efficace. Sauf que, à y regarder de plus près …. elle produit l’effet inverse. Regardez les avis, dont la moyenne vertigineuse est de 2/5 (dont 24/32 avis avec 1 étoile). Une « bonne » communication commençant par une maîtrise du discours et de l’image publique. Ces avis fortement négatifs créent ainsi l’effet inverse. En quoi le(s) communicant(s) sont-ils responsables ? Et bien, les avis ça s’enlève, surtout lorsqu’ils convergent dans ce sens…

D’autres critiques pourraient être émises sur la page de Jean-François Parenteau, notamment quant à son animation. Une «bonne» communication politique n’est pas de produire une coquille vide, sans quoi le marketing du moment nuit à l’implentation à long terme. Néanmoins, mon objectif n’est pas de clouer au pilori les communicants de l’Équipe Coderre ou ceux du candidat en passant en revue toutes leurs erreurs, mais bien de démontrer que c’est la division du travail politique qui, parfois, connaît des râtés.

Pour ceux qui ignorent son fonctionnement, tous les partis (fédéraux, provinciaux et municipaux) ont des équipes de permanents qui assurent diverses fonctions, dont la communication. Durant la campagne et après l’élection, la permanence coanime avec le candidat, l’élu et/ou son propre équipe la communication. Sauf qu’il existe des candidats plus ou moins habiles à cet exercice, comme des équipes plus ou moins compétentes.

L’enjeu dans des élections fortement impopulaires comme peuvent l’être les municipales est donc la maîtrise de la communication, et ce afin de générer de l’intérêt et – in fine – de mobiliser les électeurs le jour du vote. La communication des uns et des autres est donc un merveilleux indicateur stratégique, et parfois aux dépends de ceux qui la négligent…

Vous avez des exemples pires que celui-ci ? Donnez les liens dans les commentaires.

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